Jump to content
Emouchet

Des anecdotes historiques "croustillantes"

Recommended Posts

Crésus, roi de Lydie (en Turquie actuelle vivait au VIe siècle avant notre ère. Le bougre était d'une richesse colossale, fabuleuse, honteuse même... grâce au Pactole, uen rivière qui reposait sur des sables gorgés d'or et des pépties grosses comme des mlelons.

Lorsque le législateur d'Athènes, le fameux Solon, lui rendit visite, Crésus étala toutes ses richesses devant son hôte pour l'impressionner. Puis lui demanda: "Solon, quel est l'homme le plus heureux à ton avis?" Solon répondit qu'il s'agissait de Tellos d'Athènes. Un parfait inconnu. Ce citoyen avait eu de beaux enfants et était mort héroïquement en défendant sa patrie, expliqua Solon.

"Et après cet homme, qui est le plus heureux?", demanda Crésus légèrement contrarié. Solon cita alors Cléobis et Biton, les deux fils d'une prêtresse de la déesse Héra à Argos. Comme leur mère voulait faire un sacrifice au temple d'Héra sur la montagne et que les bœufs chargés de tirer le chariot n'arrivaient pas, les deux fils s'attelèrent et hissèrent leur mère au sommet. Le sacrifice accompli, la mère demanda à la déesse de procurer le plus grand bonheur possible à ses fils si pieux et si aimants. Les deux moururent dans leur sommeil !

"Et mon bonheur alors? Il ne vaut donc rien!", s'écria Crésus, passablement irrité. Solon répondit qu'on ne pouvait juger du bonheur d'un homme qu'après sa mort. Crésus renvoya cet hôte, le jugeant idiot.

 

source : Hérodote (et ses Enquêtes/Histoires)


Modéré par AnonyFrog: merci de poster des images en https uniquement.

Share this post


Link to post

Vu l'absence de succès de cette partie de la bibli, je me fais plaisir tout seul :

 

Phryné, fille d'Epiktès, originaire de Thespies (en Béotie pour les béotiens), s'installe à Athènes après la destruction de sa ville par les Thébains en 371 avant J.-C. Comme le rapporte Praxitèle (elle lui aurait servi de modèle pour son Aphrodite de Cnide), jalousée pour son étonnante beauté, la belle est accusée d'impiété. Hypéride, son avocat, à cours d'argument au moment où elle allait être condamnée, décide alors d'ôter le péplos qui drapait sa cliente et révèle toutes les splendeurs secrètes de sa beauté au juges. Ces derniers, saisis par la grâce naturelle de la jeune femme et la volupté de ses formes, décident aussitôt que personne ne peut douter de la perfection d'âme de qui affiche une telle beauté extérieure. Un cadeau des dieux, en somme.

Outre les effigies nues et les drapées qui peuvent être Aphrodite ou Phryné, les statues d'Aphrodite pour lesquelles Phryné a posé et les portraits de Phryné idéalisés par Praxitèle (qui était par ailleurs son amant) rappellent la source d'inspiration qu'était devenue la jeune femme. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle nourrit encore l'imaginaire des artistes français. Comme Aspasie et Sapho, elle perpétue la tradition classique des femmes illustres et controversées ; elle sera ainsi le thème de seize peintures et trente-et-une sculptures.

 

Phryne_Pradier_Louvre_RF4273.jpg

 

Ferdinand_Lepcke_-_Phryne.jpg

Edited by La Pérouse

Modéré par AnonyFrog: merci de poster des images en https uniquement.

Share this post


Link to post

Boobs ?

Blaast ! Tu as piraté le compte de Benache ?


Modéré par AnonyFrog: merci de poster des images en https uniquement.

Share this post


Link to post

ah mais si. Je lis avec intérêt !


Le_Gritch - Le_Mou - Le_Glitche


Anschluss Frog Kompanie Hilfswillige Adjutant en charge des troupes de réserve


-


bbKQONfkLAaLJ.pngFier possesseur d'Avenger, leader des petites S.A.L.O.P.E.S. (Petites Sections d'Avengers Librement Occupées à Tous les Pourrir dans l'Espace Sidéral)DHHFgPIcsjDgP.png


ruban_vb1a.gif-ruban_4ans.gif-ruban_gn.png-ruban_vb1b.gif-ruban_pgw_2015.png-ecfebOHDBcieE.png-ruban_anonyfrog.png-ikqFMscoeEsbK.png-ruban_frogswarmisme.png


HofBoLpGeEChA.pngoGFqsKGNHBhEK.pngMnOcjrBNkMRoP.png

 


Share this post


Link to post

Enfin des images que je comprends ! :yes:


               ruban_honneur.gif

ruban_5ans.gifruban_anonyfrog.pngruban_wot.png Frogwebel Anschluss Kompanie Ersatz
eQlHBqfnLnhgE.pngruban_anschluss.pngruban_vb1o.gifCapitaine du FURHA - proud ex-member of the faboulus and wonderfull GREEN TEAM

cjlfOBbAmfgNm.jpgHofBoLpGeEChA.png
Ceci n'est pas une signature modérée : FU AnonyFrog

Share this post


Link to post

Enfin des images que je comprends ! :yes:

Même qu'en vrai, on peut les voir dans un musée.


Modéré par AnonyFrog: merci de poster des images en https uniquement.

Share this post


Link to post

Tiens, McBlaast m'a donné une idée avec ses duels :

 

Le 22 juin 1627, la foule parisienne, toujours prompte à laisser tomber toutes affaires courantes dès qu'elle peut voir gratuitment du sang versé, se dirige vers la place de Grève. Nan, mais c'est qu'aujourd'hui, c'est double décapitation ! Un programme plutôt salé et rare puisque ce sont deux nobles qui ne vont pas y couper ! Le duo condamné appartient même à la fine fleur (de lys) de la noblesse française. Il s'agit du comte de Montmorency-Bouteville, à peine 27 ans, et de son propre cousin, le comte de Rosmadec des Chapelles, 29 ans. Alors question : quel crime effroyable ont-ils bien pu commettre pour que le roi ait décidé de répandre du sang bleu ? Eh bien les deux bougres se sont battus en duel malgré l'interdiction formelle du roi (un peu) et du cardinal de Richelieu (beaucoup). Et peu importe qu'ils appartiennent à deux des plus grandes et plus vieilles familles françaises : dura lex, sed lex !

 

Il faut bien l'avouer, aussi, le Bouteville est déjà un multirécidiviste. C'était son ving-et-unième duel ! Le gars est un grand malade et un chouïa susceptible : il livre son premier duel en 1622, à 22 ans, contre le comte de Pontgibaud. Depuis ce jour, un regard de travers, un mot de trop deviennent un prétexte à se battre. Par deux fois, le Parlement de Paris l'a déjà déchu du privilège de noblesse, le déclarant "ignoble", "roturier" et "infâme" et le condamnant à "être pendu et étranglé à une potence croisée". Mais, jusque-là, sa haute naissance lui a permis d'éviter la sentence. Si on connaît moins le pedigree en la matière de son cousin, on peut imaginer que l'absence de clémence royale plaide plutôt à la peinture d'un autre serial-sworder ! Bref, malgré la pression des deux familles et l'indignation de leurs collègues du second ordre, notre bon Louis XIII ne lâche pas l'affaire. S'il les gracie, les duels continueront à décimer ces bons à rien de nobles. On arrête donc les conneries : leur mort servira d'exemple ! Ca paraît dingue, mais entre 1589 et 1608 (d'après les travaux officiels et très chiants des universitaires), les duels auraient fait plus de 8 000 victimes ! On peut supposer des divergences religieuses parmi les offensés et les offensants (c'était la grande mode de l'époque), mais quand même, ça fait beaucoup...

 

Contextualisons : Bouteville, on l'a vu, écume de son épée tout ce qui lui circonvient. Peu lui chaut l'interdit royal, le mec est un rebelle. Mais il se bat une fois de trop. En 1626, Bouteville tue en duel le comte de Thorigny. L'année suivante, il blesse le baron de La Frette lors d'un combat devant la cour. Il ne prend même pas la peine de se cacher, se croyant à l'abri de toute condamnation. Mais, cette fois, Louis XIII et notre joyeux cardinal-ministre voient rouge. Le comte a dépassé les bornes. Ce ne sont pas moins de trois compagnies suisses qui se rendent à son hôtel particulier pour s'en saisir. Mais, averti à temps, le Bouteville part se réfugier à Bruxelles auprès de l'archiduchesse gouvernante des Pays-Bas. Cette dernière lui accorde asile à condition de ne pas se battre sur son territoire. Elle va même jusqu'à plaider la cause de Bouteville auprès du roi de France. Ok. Louis XIII choisit de mettre en garde le comte de ne plus paraître à la cour ou dans Paris. Cette buse de Bouteville, furieux, réagit à l'envers du bon sens et se serait exclamé : "Je me battrai en bref à Paris, et dans la place Royale, puisqu'on me refuse une abolition."

 

L'occasion ne se fait pas attendre. Et inutile de reparaître au "biaux et doul royaume de france", car il est défié in situ par le marquis de Beuvron, qui a spécialement fait le voyage jusqu'à Bruxelles. Il veut venger la mort de son parent Thorigny. L'archiduchesse intervient à temps pour désamorcer le combat et tente de réconcilier les deux hommes. Ceux-ci s'inclinent, mais conviennent tout bas de remettre leur explication à plus tard. Le rendez-vous est pris sur la place Royale (place des Vosges de nos jours), à Paris. Bouteville est ravi : il va pouvoir croiser le fer pour défendre son honneur, son orgueil et montrer à tous qu'il est le meilleur, qu'il ne craint ni le roi, ni le cardinal, ni dieu et que son adversaire, comme on dit dans les campagnes déshéritées, "n'a pas de face" (private joke).

 

C'est ainsi que, le 12 mai 1627, le gars Bouteville pénètre sur la place Royale, à 14 heures précise, accompagné de deux témoins : le comte des Chapelles et son écuyer, un certain sieur de La Berthe. Ils y retrouvent le marquis de Beuvron, encadré par deux témoins également : Bussy d'Amboise  et son écuyer Choquet. Et comme on est entre sanguins, les quatre témoins ne sont pas venus faire de la figuration. Eux aussi vont croiser le fer ! Allez, en garde ! C'est parti ! Devant des passants médusés, les six hommes ferraillent avec virtuosité et leurs belles épées, avec force et leurs petites mains gauches (des dagues ou des poignards). Les passants, pourtant des Parigots habitués à en voir de belles, se demandent qui sont ces malades qui défient l'édit du puissant cardinal en pleine journée, à la vue et au su de tous. De La Berthe, blessé par Choquet, se déclare vaincu et arrête le combat. Quel lâche ! Bussy est mortellement blessé par des Chapelles. Quel con ! Bouteville et le marquis de Beuvron décroisent le fer car ils entendent les fameux gardes du cardinal accourir (winkin' Dumas).

 

Le marquis de Beuvron et son écuyer parviennent à échapper à l'arrestation en gagnant, en voiture, au triple galop, et en barque, la perfide Albion. Bouteville et son cousin des Chapelles, qui eux jouent le chemin de la Lorraine, sont rattrapés à Vitry-le-Brûlé, sympathique petit bourrg de la Marne, et aussitôt embastillés. Leur procès est immédiatement instruit par le Parlement. Les familles des deux embastillés font le siège du jeune roi pour qu'une fois de plus il fasse preuve de clémence. En vain. Louis XIII ne cède pas d'un pouce - on rejoue les "Drôleries des Ponts-de-Cé" -, même quand la mère de Bouteville se jette à ses pieds, même quand le prince de Condé lui-même, en personne, lui écrit une lettre méliflue, même quand le grand duc de Montmorency, gloire internationale, le supplie. Cette fois, le compte du vilain comte est bon. Le souverain se fend, néanmoins, d'une lettre expliquant la nécessité d'un exemple pour mettre fin à l'hémorragie de ses gentilshommes : "Combien de nobles et bonnes maisons ont été éteintes [...] Et que l'excès en fût arrivé à ce point que les plus grands de mon royaume fussent sujets à être provoqués au combat sans nulle cause ni fondement. Tous ces désordres parvenus à cette extrémité, faute de punition, m'ont forcé de laisser agir la justice, en quoi Dieu sait combien mon esprit a été agité et combattu... Bla bla bla" Le cardinal de Richelieu approuve son roi. A moins que ce ne soit le roi qui approuve le cardinal. Ces deux-là se mélangent souvent.

 

L'évêque de Nantes est envoyé auprès des deux nobles pour leur inspirer des "sentiments de religion". Le 21 juin, après avoir été interrogés par le Parlement, les deux cousins sont renvoyés à la Bastille sans qu'un quelconque arrêt leur soit immédiatement signifié, ce qui leur donne quelque espoir. Ils passent une bonne nuit (oui, parce que l'image de la Bastille avec des murs humides couvert de salpêtre, c'est réservé à l'élite populaire ; les nobles n'ont malheureusement pas droit au même pittoresque). À un certain Andrenas qui lui demande comment il envisage sa mort, des Chapelles répond : "J'y suis tout résolu, mais mon cousin, qui est jeune, riche, parent des plus grands seigneurs de France, pourra se fâcher quand on lui parlera de mourir."

 

Bref, revenons donc à notre 22 juin 1627. Il est 11 heures. Un guichetier avertit Bouteville de descendre à la chapelle. "À la chapelle ?" vitupère le comte, quis emble enfin comprendre. "Oui, monsieur", répond humblement le gardien. Son cousin des Chapelles, le bien nommé en l'occasion, est également mené à la chapelle, où nos deux benêts restent en prière avec l'évêque de Nantes jusqu'à 17 heures. Puis une charrette vient les chercher pour les mener en place de Grève. Devant le bourreau, Bouteville refuse le bandeau avant de poser la tête de son propre chef sur le billot de bois. L'exécuteur lève haut la hache et l'abat avec toute la finesse qui sied à l'ouvrage. La tête vole du premier coup (un exploit à une époque où décapiter quelqu'un requérait deux ou trois coups de hache les jours de sobriété du bourreau). La foule s'esbaudit et applaudit le joli cou(p). Suit, stoïque, des Chapelles. À son tour, il pose sa tête sur le billot poisseux du sang de son familier et s'en va trouver Dieu et tous ses partenaires de duel qu'il avait expédiés ad patres. Enfin, les deux familles récupèrent les corps et les têtes pour les emporter à l'hôtel d'Angoulême, où ils sont embaumés.

 

Le résultat est foudroyant. Pendant quelques mois, les duels se font plus rares...


Et une p'tite vidéo qui va presque avec :

 


Modéré par AnonyFrog: merci de poster des images en https uniquement.

Share this post


Link to post

PS : self-TLDReadAgain... donc y a peut-être des coquilles ou des fautes ; il est tard..; Zzz zzz zzz


Modéré par AnonyFrog: merci de poster des images en https uniquement.

Share this post


Link to post

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now

×
×
  • Create New...