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Emouchet

Des anecdotes historiques "croustillantes"

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Je suis un peu pris, en ce moment, aussi, j'ai lu en diagonale, d'autant que je connais un tantinet le sujet. J'irai le relire, promis.

 

Là, en ce moment, je viens de terminer de lire une biographie de cette grande dame que j'ai eu le privilège de rencontrer récemment:

 

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Sur elle, il y aurait trop à raconter, en fait d'anecdotes.

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Pour parler d'humanisme, vous devriez venir au boulot avec moi (agent hospitalier en Psychiatrie) et voir ce qu'est un psychopathe. Avec une empathie bridée et une certaine forme de plaisir pervers dans la réalisation d'actes malveillants envers d'autres personnes, on peut vite atteindre les sommets et devenir dirigeant (car quand on n'a aucun regret à marcher sur son homologue pour se catapulter plus haut, on avance vite dans la hiérarchie). Un psychopathe est-il humain ? Autant qu'un autiste ou un bipolaire. Le mal fait partie de l'humanité, navré de le dire à certains. Des gens débloquent par moment, c'est tout.


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Commandant de la N.U.S.S.E. (Nouvelle Unité de Secours, de Soins et d'Exfiltration)

"Tous là pour vous sortir d'un mauvais trou."

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Je suis un peu pris, en ce moment, aussi, j'ai lu en diagonale, d'autant que je connais un tantinet le sujet. J'irai le relire, promis.

 

Là, en ce moment, je viens de terminer de lire une biographie de cette grande dame que j'ai eu le privilège de rencontrer récemment:

 

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Sur elle, il y aurait trop à raconter, en fait d'anecdotes.

 

Fontevraud. J'y étais il n'y a pas longtemps. La cuisine est fascinante. Ah, si les jambons pouvaient parler...  :-)

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Hum, vous confondez avec autre chose, parce qu'en matière de cuisine, à Fontevraud, il n'y a rien d'autre à voir qu'un espace architectural ...

 

Et c'est pas bien de passer dans le coin sans rien dire et sans boire un godet ensemble !

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Pour parler d'humanisme, vous devriez venir au boulot avec moi (agent hospitalier en Psychiatrie) et voir ce qu'est un psychopathe. Avec une empathie bridée et une certaine forme de plaisir pervers dans la réalisation d'actes malveillants envers d'autres personnes, on peut vite atteindre les sommets et devenir dirigeant (car quand on n'a aucun regret à marcher sur son homologue pour se catapulter plus haut, on avance vite dans la hiérarchie). Un psychopathe est-il humain ? Autant qu'un autiste ou un bipolaire. Le mal fait partie de l'humanité, navré de le dire à certains. Des gens débloquent par moment, c'est tout.

 

C'est intéressant. Ma soeur aussi travaille dans ce "milieu borderline".

 

Mais je ne pense pas qu'on puisse comparer le mal en tant qu'axiome philosophique avec le mal qui découle d'actions humaines liées à un trouble de la personnalité. Dans le cas énoncé plus avant, il s 'agit de "gens ordinaires"  (comme l'écrivait Christopher Browning) plongés dans ce que Primo Lévi appelle la "zone grise" (où rien n'est plus noir ou blanc, bien ou mal, mais où tout se mèle en un maëlstrom sans repère, sans loi, sans humanité). Les nazis ne sont ni psychopathes ni sociopathes. Le premier, tu en conviendras, est psychologiquement malade : il agit en fonction de ses instincts, sans raison autre que la sienne pour le guider, sans éprouver d'empathie pour les autres... ou pour lui-même. Tout est bon, pour  lui, pour parvenir à ses fins, quitte à céder à des actions impulsives, voire létales, pour assouvir ses motivations. Il est cependant conscient du monde autour de lui : il le connaît et, même s'il ne comprend pas le sens de ce monde qui l'entoure, sait en user pour atteindre un but propre (et malfaisant). Le second n'a pas de notion de norme sociale : il ne connaît pas la morale, il ne ressent pas de peur, il ne ressent pas d'empathie pour autrui, il ne ressent aucune culpabilité. Jamais (sinon ce n'est plus un sociopathe). Le nazi, comme élément premier, ou cellule primaire de la grande machine totalitariste, lui, comprend ce qu'il fait, ne va pas nier ses actions, même si sa conscience est altérée par la pensée unique, l'emprise du parti unique, la propagande, le culte du chef, la destinée manifeste d'un peuple élu dont il est un élément important (tout en étant transparent) et dont les visée idéologiques et politiques sont universelles.

 

Reste donc à définir le mal. Et même en philosophie, à part se lancer dans une une longue logorrhée, on ne sait pas trop. C'est ce qui est contraire au bien. Ce dernier semble plus facile à définir, quand le premier n'existe que parce que le premier souffre d'itérations. Je crois bien que c'est Kant (que je n'ai jamais pu lire juusqu'au bout...) qui expliquait que le mal n'était que "métaphysique" : la douleur, le "mal physique", est subi ; ce n'est pas le mal, mais le malheur. En revanche, le mal que l'homme fait est un "mal moral". De l'Antiquité à notre bon Kant, le mal serait donc le fruit de "l'imperfection humaine".

 

PS : Franky, j'ai deux trois annecdotes "sympa" (= non trash, non morbides, non mortelles) en psy ; tu crois que ça passerait ici (en taisant noms, lieux et dates, of course). 

Hum, vous confondez avec autre chose, parce qu'en matière de cuisine, à Fontevraud, il n'y a rien d'autre à voir qu'un espace architectural ...

 

Et c'est pas bien de passer dans le coin sans rien dire et sans boire un godet ensemble !

 

Ah !? Tu es où ? Moi je vais y retourner peut-être en septembre ou octobre pour un gros week-end Saumur, Fontevraud, châteaux, restaus avec ma chère et tendre...

Edited by La Pérouse

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PS : Franky, j'ai deux trois annecdotes "sympa" (= non trash, non morbides, non mortelles) en psy ; tu crois que ça passerait ici (en taisant noms, lieux et dates, of course).

 

Attention à l'emploi du mot Borderline, c'est un trouble perso bien défini, mais je le dis plus pour ceux qui te lisent que pour toi-même.

 

Quant à parler des anecdotes de la psy... ça ne passerait pas ici car ce n'est pas le topic adéquat mais il est vrai qu'on a de quoi raconter tous les jours ! :-]


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Commandant de la N.U.S.S.E. (Nouvelle Unité de Secours, de Soins et d'Exfiltration)

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Petite devinette: Quelle a été la dernière bataille de la Wehrmacht et de la Waffen SS?

 

Humm, à l'arrache, je songe à la Division Charlemange... J'ai bon ?


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Humm, à l'arrache, je songe à la Division Charlemange... J'ai bon ?

 

Ça c'est pour Berlin et le bunker.

Mais il a surement du y avoir des mouvement de guérilla post guerre par de petits contingents d’irréductibles en Bavière ou en forêt...

 

Comme dans le pacifique, les derniers japonais se sont rendu en 1955 il me semble, coincé sur une île.

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Quant à parler des anecdotes de la psy... ça ne passerait pas ici car ce n'est pas le topic adéquat mais il est vrai qu'on a de quoi raconter tous les jours ! :-]

 

Je songeais à un truc très léger mais assez symptômatique (et qu'on en peut pas raconter dans le journal) :

 

L'infirmière A. est stagiaire à l'Hôpital psychiatrique H. Durant son stage, elle suit pas à pas, la chef de service, le Dr B. dans ses pérégrinations quotidiennes. Ce 24 février 20xx, elles se rendent, en compagnie d'un médecin tiers et de deux agents, dans la seule et unique cellule capitonnée - oui, oui, ça existe encore - de l'unité de soins intensifs.

 

Le patient C., assez médicamenté pour assommer deux rhinocéros, est assis là, entre ces quatre murs vides. C. est jeune. A peine 24 ans. Il a l'air tout à fait normal. Il est même beau. Il ne semble ni névrosé, ni même épuisé par son traitement. C. est calme. Il respire la quiétude. Mais il n'est évidemment pas là par hasard. En fait, il a été arrêté par la gendarmerie parce que le brave jeune homme assassinait des vieilles dames. Combien ? Six. Peut-être sept. Sans doute plus d'après les enquêteurs. Mais C. ne se souvenait pas trop. Il ne savait même pas trop ce qu'il faisait au tribunal. Alors comme ni le juge ni le procureur ne savaient quoi faire de C., ils l'ont envoyé à l'hôpital H sur recommaandation expresse des médecins. Il faut dire que les faits plaident largement en faveur de ce placement. C. n'est pas qu'un "serial killer". C. tue ses victimes, plus il les  déshabille. Il les prend amoureusement dans ses bras. Platoniquement aussi. Mais comme les corps se refroidissent, C. s'énerve. Il prend alors un couteau de cuisine et détache la tête de ses victimes du reste du corps. C'est toujours le même rituel. On appelle ça un modus operandi, même. Mais ça laisse de marbre, ces remarques, à en croire le procès verbal et le compte rendu des spécialistes qui l'ont examiné : il dévêt, il étête, il "joue" avec la tête. Des jeux sexuels. Plein. Jusqu'à épuisement. Puis C. s'endort. Et ensuite, il se lève, il se lave, il range et il part. Voilà la trajectoire de C. de sa ville natale de V. jusqu'à la cellule forte de l'hôpital H.

 

Ce jour là, l'élève infirmière A. reste bouche bée en écoutant la chef de service B. parler à C. :"bonjour C. Je vois que vous avez fait des progrès. C'est très bien. Nous allons donc vous transférer avec les autres. Vous avez besoin de vous sociabiliser. Fini l'isolement. Il en est grand temps". Puis elle achève sa petite tirade par un hallucinant : "nous avons un nouvel hôte pire que vous [si, si, elle a dit "pire que vous"]  et il va falloir qu'on le mette dans votre chambre". Alors, je sais, ça n'est pas grand chose et peut-être vous attendiez vous à une fin brusque, violente ou désespérante. Mais moi je trouve qu'un chef de service d'une USIP puisse dire à un tueur pathologique qu'il y a pire que lui, qu'on va lui prendre sa chambre et qu'on va lui accorder plus de libertés, c'est un peu un appel au crime, non ?


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La réponse est: Dien-Bien-Phû

 

Ah ben ça n'était plus des Waffen SS. C'est comme les légionnaires romains de Crassus qui ont perdu contre les Parthes en 53 av.J.-C.et qui ont été fait prisonniers, puis enrôlés de force dans l'armée parthes, puis qui ont combattu contre les tribus turco-mogolo-indo-européennes (les futurs Huns pour faire simple) et qui ont été fait prisonniers par ces derniers et, de nouveau enrolés de force, se sont retrouvés à faire la guerre en Chine (où ils ont encore été capturés !!!). Après 7000 km de voyages et de guerres, ce ne sont plus vraiment des légionnaires romains, hein. Quand même. Hého !   ;-)


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Ah ben ça n'était plus des Waffen SS. C'est comme les légionnaires romains de Crassus qui ont perdu contre les Parthes en 53 av.J.-C.et qui ont été fait prisonniers, puis enrôlés de force dans l'armée parthes, puis qui ont combattu contre les tribus turco-mogolo-indo-européennes (les futurs Huns pour faire simple) et qui ont été fait prisonniers par ces derniers et, de nouveau enrolés de force, se sont retrouvés à faire la guerre en Chine (où ils ont encore été capturés !!!). Après 7000 km de voyages et de guerres, ce ne sont plus vraiment des légionnaires romains, hein. Quand même. Hého !   ;-)

t'as quand même compris ce que je voulais dire, la majorité des légionnaires pendant la guerre d'Indochine étaient des anciens de l'armée allemande de 45.D'où le florilège de chant allemands dans la Légion.

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t'as quand même compris ce que je voulais dire, la majorité des légionnaires pendant la guerre d'Indochine étaient des anciens de l'armée allemande de 45.D'où le florilège de chant allemands dans la Légion.

 

Ah ça ouais, ok, je suis d'accord. Mais en même temps, à sa fondation en 1831, la moitié de la légion est déjà allemande (enfin, germanophone) ou pas loin.


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La question du jour : quel était le sujet d'origine? :-]


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#PasContent

 

Sauvegarde de décembre 2015 :

 

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Avant que ça dérive parce que le major n'ai pas aimé ce que j'ai dit, pour finalement dire la même chose que moi quatre posts plus loin.


"Je ne suis pas toujours de mon avis." Paul Valéry

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Bon, revenons dans le sujet avec un petit désastre d'avant la WW2 :

 

Cote ouest des États-Unis, septembre 1923.

Le DESRON 11 (un escadron de Destroyer de classe Clemson), commandé par le Captain Edward H. Watson depuis 1922, doit retourner à son port d'attache de San diego. En grave sous-effectif (le Delphy, sur lequel le capitaine à mis sa marque est à la moitié de son équipage théorique), il va devoir effectuer un trajet d'environ 800 km.

 

Un destroyer Clemson comme ceux de la DESRON 11 :

 

 

Clemson-Class-750.jpg

 

 

C'est donc en cette matinée du 8 septembre, que commence le périple de ce capitaine et de ses fiers bâtiments tout du long de la côte ouest des États-Unis. Le temps est beau, les navires filent un bon 15 nœuds (plus serait gâcher l'argent du contribuable, et en ces temps pré-WW2, l'US NAVY doit serrer la ceinture), rien de très compliqué direz-vous, mission de routine certes, mais il y a quand même quelques récifs sur le trajets, surtout dans la zone dite du "Honda Point".

 

La route prévue pour la DESRON 11 :

 

 

Santa_barbare_channel-da.jpg

 

 

 

Quelques heures avant d'avoir appareillé, le capitaine reçoit un appel radio de son supérieur, le contre-amiral Sumner E. W. Kittelle qui lui autorise d'aller à 20 nœuds, une vitesse un peux plus excitante pour ces fiers bateaux. Notre bon capitaine, tout heureux de prouver ainsi sa valeur, décide de renvoyer 3 destroyers qui ne peuvent soutenir cette vitesse.

 

Pour longer la côte, les navires de la marine utilisent le système de "radiophare" qui permettent de se situer par goniométrie. Malheureusement, ce système, récent, n'est pas encore très répandus et dans le secteur qui nous intéresse, un seul est installé, qui est bien sur inondé de demande de navires tant civils que militaire. Pour ne pas inonder plus, Watson décide que lui seul demanderais les informations, les autres navires se calerais sur lui.

 

Watson, qui avait placé ses navires en 3 colonnes, file donc ses 20 nœuds, suivie par 14 navires. Rapidement, l'officier de navigation, le lieutenant Blodgett se rend compte que le gyrocompas est en panne, ne laissant que le compas magnétique pour naviguer, sans savoir que ce dernier n'est pas très fiable, un jeu de 2 degrés va les faire prendre une route bien plus à bâbord que prévu.

11h30, le phare de Pigeon Point est en vu, à 2 nautiques, tout va bien encore, mais à 14h30, au Point Sur, la distance est bien plus courte que prévue  ! La balise radio est contacté, et cette dernière confirme un décalage. Blodgett s'en étonne et s'en ouvre au commandant Hunter du Delphy. Le premier voudrait se rapprocher de la côte pour estimer la distance, ce que le second refuse, cette manœuvre ralentirait l'escadron. Hunter est un marin expérimenté, il connait bien cette côte, et n'a pas peur de franchir Santa Barbara.

 

Mais voila qu'à l’approche de ce point, le temps se couvre, la mer se creuse, ce qui fausse la vitesse des navires (la vitesse à cette époque était calculé sur le nombre de tours fait par l'hélice. En cas de mer formé, les creux font que l'hélice sort de l'eau, ce qui fausse la vitesse) et donc, leur position qui n'était déjà pas fameuse, et bien trop près de la côte, caché par un brouillard. Blodgett n'est pas du tout aussi confiant que son supérieur, mais c'est lui le capitaine. La seule solution ? Aller directement voir le capitaine Watson, pour que celui-ci reprenne les choses en main. Mais ce dernier est depuis quelques heures en passionnante discussion avec un diplomate embarqué à San Francisco, et est indisponible. Pendant ce temps, le DESRON 11, file et perd un destroyer, le USS John Francis Burn (DD-299) qui quitte la formation pour rejoindre San Diego tout seul. Le Delphy, suivi par les 13 destroyers restants, se mettent en une seule colonne au lieu de 3 avant, à 16h27.

 

Toujours de plus en plus proche de la côte, rien ne peut aider le confiant capitaine à infléchir son jugement. Le compas magnétique est faussé, la sonde de profondeur ne peut fonctionner qu'en-dessous de 20 nœuds et le radiophare est saturé d'appels. Dans la colonne elle-même, d'autres capitaines et officiers de navigation s'agitent, ils ont effectuer leur propre calcul de position, et personne n'est enchanté par le résultat. L'un d'eux ouvre une fréquence avec Watson pour en discuter avec son supérieur, au moment où le radiophare daignait enfin répondre à l'appel de l'escadron.

Le capitaine du USS Stoddert (DD-302) n'est pas du tout rassuré, et demande par deux fois sa position au radiophare. Le relevé ne lui plait pas du tout, mais le capitaine Watson s'en moque.

À 20h39, le radiophare est encore sollicité par le Delphy, mais Hunter préfère ignorer le résultats, qui ne correspond pas du tout à son calcul. Lui-même s'inquiète du moment où il va devoir tourner à bâbord, pour éviter la collision avec l'île de San Miguel (à 33 nautiques plus au sud du cap Arguello, le récif principal de Honda Point) surtout depuis qu'il a reçu un S.O.S. du cargo SS Cuba qui s'y est échoué...

 

Après une énième discutions entre Blodgett, Watson et Hunter, les deux capitaines sont d'avis de continuer, et d'aviser à 21h le franchissement du cap, en prenant babord toute quasiment à angle droit. Là-dessus Watson retourne discuter avec ce très cher diplomate. Hunter demande une dernière fois sa position à la balise radio, qui le situe 3 nautique au nord et à un demi-nautique de la côte, chose impossible pour lui ! Le capitaine raconte clairement à la station radio qu'ils devraient réviser leur appareil avant de raconter des salades pareils et ignore totalement cette information cruciale. Ce qu'il aurait du savoir, c'est que cet endroit, connu et détesté des marins depuis le XVIème siècle, est appelé la "Mâchoire du diable".

 

C'est ainsi, qu'à 21h, le Delphy vire de 95 degré sur bâbord, suivi par le reste de l'escadron, étonné car non prévenu de la manœuvre. À partir de là, tout va très vite. 14 navires, fonçant à 20 nœuds, face à une côte déchiqueté, en plein brouillard et par une mer formé auront des conséquences désastreuses.

 

21h04 : le Young s'empale sur un récif, le navire qui n'a bien sur pas ralenti chavire en moins de 2 minutes. 20 marins y seront morts.

 

21h05 : Le Delphy s'échoue, si brutalement qu'il se brise en deux. La partie arrière est englouti en quelques secondes, tandis que le S.P. Lee, qui était juste derrière, à tout juste le temps de virer à babord toute pour éviter la collision, s'échouant également contre les rochers à moins de 10m de la falaise, avec une gite de 35 degrés... 3 morts à bord.

 

21h06 : Hunter pense avoir frappé l'ile de San Miguel (à 33 nautiques plus au sud...), Watson s'empresse d'envoyer un message d'alerte à l'escadron. Trop tard pour le Nicholas, qui braque bâbord mais ne peut s'empêcher de s'échouer non loin du S.P. Lee, mais bien moins brutalement. Le Woodbury quand à lui vire tribord et vient frapper un autre groupe de rocher.

 

Les 5 destroyers de têtes sont donc au tapis. L'USS Faragut, dirigeant les 5 suivants, comprend vite la situation, fait machine arrière, ce qui le fait entrer en collision avec son suivant direct, le Fuller. Ce dernier, déporté sur le coté, frappe de plein fouet un récif, ce qui détruit immanquablement sa machinerie. Le Farragut, mal en point après la collision, s'éloigne en compagnie du Percival et du Somers qui eux ont eu le temps de ralentir. Reste le Chauncey, bon dernier de la deuxième colonne, qui ne ralentit pas assez vite, et entraîné par le ressac contre le Young, retourné, dont l'hélice fend la coque du malheureux Chauncey. Ce dernier, maintenant sans propulsion est irrémédiablement entraîné vers les rochers.

 

Bilan : 7 destroyers bon pour la casse, 23 morts, d’innombrables blessés. Le désastre de Honda Point est complet. 13 millions de dollars de pertes pour l'époque (soit environ 180 millions au cours actuel). Les 11 officiers commandant paraissent en cours martiale, Watson prend pleinement la responsabilité, reconnait ses tords. Hunter et Roesch (du Nicholas) sont également reconnus coupables et perdant toute chance de promotion futures. Les autres sont acquittés.

Pour l'opinion public, le responsable est un tsunami, provoqué par le tremblement de terre qui à dévasté le Kantô le 1er septembre en faisant plus de 105.000 morts. En pointant une cause externe, la marine tente ainsi de protéger son honneur, accusant le Japon et ses séismes d'être des soucis, un début de casus belli pourrait-on dire ?

 

Les différents navires échoués :

 

 

 

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Bon, revenons dans le sujet avec un petit désastre de la WW2 :

 

Cote ouest des États-Unis, septembre 1923.

Le DESRON 11 (un escadron de Destroyer de classe Clemson), commandé par le Captaiin Edward H. Watson depuis 1922, doit retourner à son port d'attache de Sans

C'est pas faux


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Sauvegarde de décembre 2015 :

 

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Bon, revenons dans le sujet avec un petit désastre de la WW2 :

 

Cote ouest des États-Unis, septembre 1923.

Le DESRON 11 (un escadron de Destroyer de classe Clemson), commandé par le Captaiin Edward H. Watson depuis 1922, doit retourner à son port d'attache de Sans

 

1923 ? WW2 ? Chute de l'anecdote ?


Le_Gritch - Le_Mou - Le_Glitche


Anschluss Frog Kompanie Hilfswillige Adjutant en charge des troupes de réserve


-


bbKQONfkLAaLJ.pngFier possesseur d'Avenger, leader des petites S.A.L.O.P.E.S. (Petites Sections d'Avengers Librement Occupées à Tous les Pourrir dans l'Espace Sidéral)DHHFgPIcsjDgP.png


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