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La Pérouse

Poésie et jolis mots

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:fuckyou:

Edited by AnonyFrog
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ben quoi... ? dis moi pas que c'est pas l'Abbé Pierre ?!

 

Si ce n'est lui, c'est donc son frère...

 

:smug:


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Ha ha ha ! C'est un extrait de Tristes Tropiques, de Claude Lévi-Strauss. :-)


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ah je connais c'est le mec qui fait les jeans :fuckyou:


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Je ne sais plus qui a eu ce joli mot:

 

La seule utilité de la philosophie, c'est qu'elle nous aide à nous consoler de son inutilité.

Ça marche aussi très bien avec "race humaine" cette sentence.


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Voila quelques mots que j’apprécie fortement (et comme la pelouse est au vert...) :

ÉPITHALAME

Tes mains introduiront mon beau membre asinien

Dans le sacré bordel ouvert entre tes cuisses

Et je veux t'avouer, en dépit d'Avinain,

Que me fait ton amour pourvu que tu jouisses !

 

Ma bouche à tes seins blancs comme des petits suisses

Fera l'honneur abject des suçons sans venin.

De ma mentule mâle en ton con féminin

Le sperme tombera comme l'or dans les sluices.

 

Ô ma tendre putain ! tes fesses ont vaincu

De tous les fruits pulpeux le savoureux mystère,

L'humble rotondité sans sexe de la terre,

La lune, chaque mois, si vaine de son cul

Et de tes yeux jaillit même tu les voiles

Cette obscure clarté qui tombe des étoiles...

 

 

C'est beau hein ?  :emot-gizz:

 

Et le bougre derrière ces vers compose aussi des dyssillabes exquis !

Le cul

D'Omphale

Vaincu

S'affale.

- « Sens tu

Mon phalle

aigu ?

- « Quel mâle !...

Le chien

Me crève !...

Quel rêve ?...

-... Tiens bien ? »

Hercule

L'encule.

 

 

Ou encore

Madame

Thisbé

Se pâme :

« Bébé »

Pyrame

Courbé

L'entame :

« Hébé ! »

La belle

Dit oui

Puis Elle

Jouit

Tout comme

Son homme.

 

 

:emot-ccb:

 

J'en mettrais d'autres du monsieur, mais dans un registre tout autre, nous n'avons pas besoin QUE de parler de cul. Il y a l'alcool aussi. :smug:

 

apollinaire.png

Edited by AnonyFrog
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Alcool ? Allons-y:

 

Le Vin de l'Assassin - Charles Baudelaire

 

Ma femme est morte, je suis libre!

Je puis donc boire tout mon soûl.
Lorsque je rentrais sans un sou,
Ses cris me déchiraient la fibre.

 

Autant qu'un roi je suis heureux;
L'air est pur, le ciel admirable...
Nous avions un été semblable
Lorsque j'en devins amoureux!

 

L'horrible soif qui me déchire
Aurait besoin pour s'assouvir
D'autant de vin qu'en peut tenir
Son tombeau; — ce n'est pas peu dire:

 

Je l'ai jetée au fond d'un puits,
Et j'ai même poussé sur elle
Tous les pavés de la margelle.
— Je l'oublierai si je le puis!

 

Au nom des serments de tendresse,
Dont rien ne peut nous délier,
Et pour nous réconcilier
Comme au beau temps de notre ivresse,

 

J'implorai d'elle un rendez-vous,
Le soir, sur une route obscure.
Elle y vint — folle créature!
Nous sommes tous plus ou moins fous!

 

Elle était encore jolie,
Quoique bien fatiguée! et moi,
Je l'aimais trop! voilà pourquoi
Je lui dis: Sors de cette vie!

 

Nul ne peut me comprendre. Un seul
Parmi ces ivrognes stupides
Songea-t-il dans ses nuits morbides
À faire du vin un linceul?

 

Cette crapule invulnérable
Comme les machines de fer
Jamais, ni l'été ni l'hiver,
N'a connu l'amour véritable,

 

Avec ses noirs enchantements,
Son cortège infernal d'alarmes,
Ses fioles de poison, ses larmes,
Ses bruits de chaîne et d'ossements!

 

— Me voilà libre et solitaire!
Je serai ce soir ivre mort;
Alors, sans peur et sans remords,
Je me coucherai sur la terre,

 

Et je dormirai comme un chien!
Le chariot aux lourdes roues
Chargé de pierres et de boues,
Le wagon enragé peut bien

 

Ecraser ma tête coupable
Ou me couper par le milieu,
Je m'en moque comme de Dieu,
Du Diable ou de la Sainte Table!

Edited by MajorDSaster2000

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... et tant qu'on y est, buvons un coup avec ce bon Apollinaire:

 

Nuit rhénane

 

Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire

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... et tant qu'on y est, buvons un coup avec ce bon Apollinaire:

 

Nuit rhénane

 

Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme

Écoutez la chanson lente d'un batelier

Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes

Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds

 

Debout chantez plus haut en dansant une ronde

Que je n'entende plus le chant du batelier

Et mettez près de moi toutes les filles blondes

Au regard immobile aux nattes repliées

 

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent

Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter

La voix chante toujours à en râle-mourir

Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été

 

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire

 

ce mec c'est pas celui qu'etait sur apollo 13 ?


                                                                                         iorQoOhEGoEoD_t.jpg

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Apollinaire ? Du tout, un écrivain poète, qui à écrit quelques lignes érotiques (que j'ai si vertement lâché sur la mare plus haut) et un bien beau recueil qui à trait à l'alcool (dont Major a posté un des plus beaux à mon humble avis très partial). Et accessoirement d'autres bouquins, mais plus rangé. :-] Et l'un de ceux qui à le plus popularisé la poésie calligraphe.

 

Un autre, celui qui clôture le recueil :

 

   Hommes de l'avenir souvenez-vous de moi
    Je vivais à l'époque où finissaient les rois
    Tour à tour ils mouraient silencieux et tristes
    Et trois fois courageux devenaient trismégistes

    Que Paris était beau à la fin de septembre
    Chaque nuit devenait une vigne où les pampres
    Répandaient leur clarté sur la ville et là-haut
    Astres mûrs becquetés par les ivres oiseaux
    De ma gloire attendaient la vendange de l'aube

    Un soir passant le long des quais déserts et sombres
    En rentrant à Auteuil j'entendis une voix
    Qui chantait gravement se taisant quelquefois
    Pour que parvînt aussi sur les bords de la Seine
    La plainte d'autres voix limpides et lointaines

    Et j'écoutai longtemps tous ces chants et ces cris
    Qu'éveillait dans la nuit la chanson de Paris

    J'ai soif villes de France et d'Europe et du monde
    Venez toutes couler dans ma gorge profonde

    Je vis alors que déjà ivre dans la vigne
    Paris Vendangeait le raisin le plus doux de la terre
    Ces grains miraculeux qui aux treilles chantèrent

    Et Rennes répondit avec Quimper et Vannes
    Nous voici ô Paris Nos maisons nos habitants
    Ces grappes de nos sens qu'enfanta le soleil
    Se sacrifient pour te désaltérer trop avide merveille
    Nous t'apportons tous les cerveaux les cimetières les murailles
    Ces berceaux pleins de cris que tu n'entendras pas
    Et d'amont en aval nos pensées ô rivières
    Les oreilles des écoles et nos mains rapprochées
    Aux doigts allongés nos mains les clochers

    Et nous t'apportons aussi cette souple raison
    Que le mystère clôt comme une porte la maison
    Ce mystère courtois de la galanterie
    Ce mystère fatal fatal d'une autre vie
    Double raison qui est au-delà de la beauté
    Et que la Grèce n'a pas connue ni l'Orient
    Double raison de la Bretagne où lame à lame
    L'océan châtre peu à peu l'ancien continent

    Et les villes du Nord répondirent gaiement

    Ô Paris nous voici boissons vivantes
    Les viriles cités où dégoisent et chantent
    Les métalliques saints de nos saintes usines
    Nos cheminées à ciel ouvert engrossent les nuées
    Comme fit autrefois l'Ixion mécanique
    Et nos mains innombrables
    Usines manufactures fabriques mains
    Où les ouvriers nus semblables à nos doigts
    Fabriquent du réel à tant par heure
    Nous te donnons tout cela

    Et Lyon répondit tandis que les anges de Fourvières
    Tissaient un ciel nouveau avec la soie des prières
    Désaltère-toi Paris avec les divines paroles
    Que mes lèvres le Rhône et la Saône murmurent
    Toujours le même culte de sa mort renaissant
    Divise ici les saints et fait pleuvoir le sang
    Heureuse pluie ô gouttes tièdes ô douleur
    Un enfant regarde les fenêtres s'ouvrir
    Et des grappes de têtes à d'ivres oiseaux s'offrir

    Les villes du Midi répondirent alors
    Noble Paris seule raison qui vis encore
    Qui fixes notre humeur selon ta destinée
    Et toi qui te retires Méditerranée
    Partagez-vous nos corps comme on rompt des hosties
    Ces très hautes amours et leur danse orpheline
    Deviendront ô Paris le vin pur que tu aimes

    Et un râle infini qui venait de Sicile
    Signifiait en battement d'ailes ces paroles

    Les raisins de nos vignes on les a vendangés
    Et ces grappes de morts dont les grains allongés
    Ont la saveur du sang de la terre et du sel
    Les voici pour ta soif ô Paris sous le ciel
    Obscurci de nuées faméliques

    Que caresse Ixion le créateur oblique
    Et où naissent sur la mer tous les corbeaux d'Afrique
    Ô raisins Et ces yeux ternes et en famille
    L'avenir et la vie dans ces treilles s'ennuyent

    Mais où est le regard lumineux des sirènes
    Il trompa les marins qu'aimaient ces oiseaux-là
    Il ne tournera plus sur l'écueil de Scylla
    Où chantaient les trois voix suaves et sereines

    Le détroit tout à coup avait changé de face
    Visages de la chair de l'onde de tout
    Ce que l'on peut imaginer
    Vous n'êtes que des masques sur des faces masquées

    Il souriait jeune nageur entre les rives
    Et les noyés flottant sur son onde nouvelle
    Fuyaient en le suivant les chanteuses plaintives
    Elles dirent adieu au gouffre et à l'écueil
    À leurs pâles époux couchés sur les terrasses
    Puis ayant pris leur vol vers le brûlant soleil
    Les suivirent dans l'onde où s'enfoncent les astres

    Lorsque la nuit revint couverte d'yeux ouverts
    Errer au site où l'hydre a sifflé cet hiver
    Et j'entendis soudain ta voix impérieuse
    Ô Rome
    Maudire d'un seul coup mes anciennes pensées
    Et le ciel où l'amour guide les destinées

    Les feuillards repoussés sur l'arbre de la croix
    Et même la fleur de lys qui meurt au Vatican
    Macèrent dans le vin que je t'offre et qui a
    La saveur du sang pur de celui qui connaît
    Une autre liberté végétale dont tu
    Ne sais pas que c'est elle la suprême vertu

    Une couronne du trirègne est tombée sur les dalles
    Les hiérarques la foulent sous leurs sandales
    Ô splendeur démocratique qui pâlit
    Vienne la nuit royale où l'on tuera les bêtes
    La louve avec l'agneau l'aigle avec la colombe
    Une foule de rois ennemis et cruels
    Ayant soif comme toi dans la vigne éternelle
    Sortiront de la terre et viendront dans les airs
    Pour boire de mon vin par deux fois millénaire

    La Moselle et le Rhin se joignent en silence
    C'est l'Europe qui prie nuit et jour à Coblence
    Et moi qui m'attardais sur le quai à Auteuil
    Quand les heures tombaient parfois comme les feuilles
    Du cep lorsqu'il est temps j'entendis la prière
    Qui joignait la limpidité de ces rivières

    Ô Paris le vin de ton pays est meilleur que celui
    Qui pousse sur nos bords mais aux pampres du nord
    Tous les grains ont mûri pour cette soif terrible
    Mes grappes d'hommes forts saignent dans le pressoir
    Tu boiras à longs traits tout le sang de l'Europe
    Parce que ru es beau et que seul tu es noble
    Parce que c'est dans toi que Dieu peut devenir
    Et tous mes vignerons dans ces belles maisons
    Qui reflètent le soir leurs feux dans nos deux eaux
    Dans ces belles maisons nettement blanches et noires
    Sans savoir que tu es la réalité chantent ta gloire
    Mais nous liquides mains jointes pour la prière
    Nous menons vers le sel les eaux aventurières
    Et la ville entre nous comme entre des ciseaux
    Ne reflète en dormant nul feu dans ses deux eaux
    Dont quelque sifflement lointain parfois s'élance
    Troublant dans leur sommeil les filles de Coblence

    Les villes répondaient maintenant par centaines
    Je ne distinguais plus leurs paroles lointaines
    Et Trèves la ville ancienne
    À leur voix mêlait la sienne
    L'univers tout entier concentré dans ce vin
    Qui contenait les mers les animaux les plantes
    Les cités les destins et les astres qui chantent
    Les hommes à genoux sur la rive du ciel
    Et le docile fer notre bon compagnon
    Le feu qu'il faut aimer comme on s'aime soi-même
    Tous les fiers trépassés qui sont un sous mon front
    L'éclair qui luit ainsi qu'une pensée naissante
    Tous les noms six par six les nombres un à un
    Des kilos de papier tordus comme des flammés
    Et ceux-là qui sauront blanchir nos ossements
    Les bons vers immortels qui s'ennuient patiemment
    Des armées rangées en bataille
    Des forêts de crucifix et mes demeures lacustres
    Au bord des yeux de celle que j'aime tant
    Les fleurs qui s'écrient hors de bouches
    Et tout ce que je ne sais pas dire
    Tout ce que je ne connaîtrai jamais
    Tout cela tout cela changé en ce vin pur
    Dont Paris avait soif
    Me fut alors présenté

    Actions belles journées sommeils terribles
    Végétation Accouplements musiques éternelles
    Mouvements Adorations douleur divine
    Mondes qui vous ressemblez et qui nous ressemblez
    Je vous ai bus et ne fus pas désaltéré

    Mais je connus dès lors quelle saveur a l'univers
    Je suis ivre d'avoir bu tout l'univers
    Sur le quai d'où je voyais l'onde couler et dormir les bélandres

    Écoutez-moi je suis le gosier de Paris
    Et je boirai encore s'il me plaît l'univers

    Écoutez mes chants d'universelle ivrognerie

    Et la nuit de septembre s'achevait lentement
    Les feux rouges des ponts s'éteignaient dans la Seine
    Les étoiles mouraient le jour naissait à peine

 

Edited by Valfoutre

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Puisqu’on en est au chapitre érotique, en voici un du Grand Maître Georges, qui célèbre en toute finesse, un endroit où nous aimons tous (la plupart, du moins …) prendre du plaisir …

En cherchant les paroles j’ai découvert des variantes que j’ignorais. Je vous les livre donc. En gras la version « officielle ».

 

Le Blason (Georges BRASSENS)

 

Ma muse est sans conteste une franche poissarde
Qui n’a pas peur des mots, qui l’a prouvé déjà
Qui vous enfourche son Pégase à la hussarde
Qui plutôt deux fois qu’une appelle un chat un chat

N’ai-je pas dit putain, n’ai-je pas dit vérole
N’ai-je pas dit bordel, merde, que sais-je encore
Dans cette folle course aux triviales paroles
N’ai-je pas dès longtemps établi le record ?

Beau séant féminin t’ai-je pas dit en face,
Ayant troussé ta robe en un geste incongru,
Tu n’es que de la fesse et que grand bien nous fasse
Oui ou non, callipyge, ai-je chanté ton cul ?

Cependant n’en déplaise aux prudes imbéciles,
Ne pas mâcher les mots c’est un art délicat
Nommer un chat un chat c’est souvent difficile
Parfois même impossible, aujourd'hui c’est le cas

Car avant de partir sur la barque fatale
Pour je ne sais quel vague et morne terminus
J’eusse aimé célébrer sans causer de scandale
Le plus noble de tous les blasons de Vénus

Imitant de Marot l’élégant badinage,

(ou) Avant de parvenir au déclin de mon âge

(ou) Ayant avecques lui toujours fait bon ménage,
J’eusse aimé célébrer sans être inconvenant...

Tendre corps féminin, ton plus bel apanage,

Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

 

C'eût été mon ultime chant, mon chant du cygne,

Mon dernier billet doux, mon message d'adieu.

Or malheureusement les mots qui le désignent

Le disputent à l'exécrable, à l'odieux.

 

C'est la grande pitié de la langue française,

C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur

De n'offrir que des mots entachés de bassesse

À cet incomparable instrument de bonheur.

 

 (Variante) :

Au jardin de mon père on se nomme glycine
On se nomme pervenche, on se nomme dahlia
On se nomme azalée, liseron, capucine
On se nomme muguet, bouton d'or, camélia

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Des noms si bienvenus à bon droit je me plains
Que cette fine fleur, cette fleur érotique
La fleur par excellence en ait de si vilains

Si vous pérégrinez à travers le royaume
Vous trouvez des pays qu'on appelle Orléans
Beaugency, Notre Dame de Cléry, Vendôme
Des séquelles de noms tout à fait bienséants

Alors que tant de lieux ont des noms poétiques
Des noms si bienvenus, à bon droit je me plains
Que ce havre de grâce, ce séjour érotique
Ce pays de cocagne en ait de si vilains

Chez le diamantaire on se nomme topaze
On se nomme turquoise, on se nomme rubis
On se nomme améthyste, aigue-marine, opale
On se nomme saphir ou lapis-lazuli

Alors que tant de pierres ont des noms poétiques
Des noms si bienvenus à bon droit je me plains
Que ce bijou précieux, ce trésor érotique
La perle parangon en ait de si vilains

 

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques,

Tendre corps féminin, c'est fort malencontreux

Que ta fleur la plus douce et la plus érotique,

Et la plus enivrante, en ait de si scabreux.

 

Variante :

Rien que des chapelets de termes argotiques
Bons pour la poissonnière ou pour le turlupin
Ou, plus fâcheuse encore et plus inesthétique,
La froide terminologie des carabins.

 

Mais le pire de tous est un petit vocable

De trois lettres, pas plus, familier, coutumier,

Il est inexplicable, il est irrévocable,

Honte à celui-là qui l'employa le premier.

 

Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure,

Dota du même terme, en son fiel venimeux,

Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure,

Celui-là, c'est probable, en était un fameux.

 

Misogyne à coup sûr, asexué sans doute,

Aux charmes de Vénus absolument rétif

Était ce bougre qui, toute honte bue, toute,

Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

 

La malepeste soit de cette homonymie !

C'est injuste, Madame, et c'est désobligeant

Que ce morceau de roi de votre anatomie

Porte le même nom qu'une foule de gens.

 

Restons-en là, Madame, il s'avère impossible
De désigner d'un nom tout à fait opportun
Cette pure merveille : elle est inexpressible
Et je perdrais le mien en lui en cherchant un !

 

Fasse le ciel qu'un jour dans un trait de génie

Un poète inspiré, que Pégase soutient,

Donne, effaçant d'un coup des siècles d'avanie,

À cette vraie merveille un joli nom chrétien.

 

En attendant, madame, il semblerait dommage,

Et vos adorateurs en seraient tous peinés,

D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage

Il est d'autres moyens et que je les connais

 

Et que je les connais....

 

 

Que dire de plus ?

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Que dire de plus ?

 

TLDR :-]


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TLDR :-]

Toi tu vas mal finir... :-]

 

Zig et zig et zag, la mort en cadence

Frappant une tombe avec son talon,

La mort à minuit joue un air de danse,

Zig et zig et zag, sur son violon.

 

Le vent d'hiver souffle, et la nuit est sombre,

Des gémissements sortent des tilleuls ;

Les squelettes blancs vont à travers l'ombre

Courant et sautant sous leurs grands linceuls,

 

Zig et zig et zag, chacun se trémousse,

On entend claquer les os des danseurs,

Un couple lascif s'assoit sur la mousse

Comme pour goûter d'anciennes douceurs.

 

Zig et zig et zag, la mort continue

De racler sans fin son aigre instrument.

Un voile est tombé ! La danseuse est nue !

Son danseur la serre amoureusement.

 

La dame est, dit-on, marquise ou baronne.

Et le vert galant un pauvre charron – Horreur !

Et voilà qu'elle s'abandonne

Comme si le rustre était un baron !

 

Zig et zig et zig, quelle sarabande!

Quels cercles de morts se donnant la main !

Zig et zig et zag, on voit dans la bande

Le roi gambader auprès du vilain!

 

Mais psit ! tout à coup on quitte la ronde,

On se pousse, on fuit, le coq a chanté

Oh ! La belle nuit pour le pauvre monde !

Et vive la mort et l'égalité !

 

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Avec des do, on porte des sacs
Avec des ré, on mange des câpres
Avec des mi, on fait du pain
Avec des fa, on ne fait rien
Avec des sol, on peut marcher
Avec des la, se situer
Avec des si, on peut rêver.


Nul ne revient des morts, à part Dieu sous forme de pain.

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J'ai un cœur de Cyrano,

Les plus grands malheurs tel Poe,

Ma plume tient de Baudelaire,

Mes valeurs d'Apollinaire.

 

D'eux me viennent mes affreux maux,

Quand je retire mes oeillères,

Mon esprit en tire des mots.

 

Et cela ne date pas d'hier;

Dès lors et jusqu'au tombeau,

Me viennent des vers mortuaire..

 

Ce sont là quelques impaires,

Qui me privent de mes repères.

Mon âme est telle un fléau ;

Je ne crirai pas haro.

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Pourras-tu le faire
Pourras-tu le dire
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir
Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Egaré en chemin
Tu verras le pire
Pour trouver le sud
Sans perdre le nord
Après les certitudes
Au-delà des bords
I'm lost but I'm not stranded yet (bis)
Dans les yeux des femmes
Dans la marie-jeanne
Dans la techno-cité
Pour manipulés
Grand combat de chairs
Colline enflammée
Dans l'ombre où la lumière
Pôle halluciné
Pour courir ventre à terre
Brouillard et fumée
Consommer consumer
Recracher de l'air
Dans le dérisoir
Dans les accessoires
Dans le feu des possibles
Au coeur de la cible
Dans la schizophrénia
Dans la paranoïa
Un maniacopéra
Pharmacopérave
I'm lost but I'm not stranded yet (bis)
Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir
Encore une fois c'est la vie qui s'entête
Acharnée au delà des images qu'on reflète
Chacal, charogne, chaman, sachem
Magie noire ou blanche inscrite à la Sacem
Des poumons d'or
Belphégor
Ici, maintenant, à la vie, à la mort

N'oublie pas ton sourire pour ce soir si tu sors
Un jury t'attend n'injurie pas le sort
Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir
Encore une fois c'est la vie qui s'entête
Acharnée au delà des images qu'on reflète
Chacal, charogne, chaman, sachem
Magie noire ou blanche inscrite à la Sacem
Des poumons d'or
Belphégor
Ici, maintenant, à la vie, à la mort
N'oublie pas ton sourire pour ce soir si tu sors
Un jury t'attend n'injurie pas le sort
Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir
Dans les corridors
Sur les baies vitrées
Des insectes écrasés
Qui cherchaient de l'or
Dans les ministères
Dans les monastères
Dans les avalanches
Au bout de la planche
Des combats d'autorité
Des conflits d'intérêts
Des types ignifugés
Veulent ma fusée
Des désenchanteurs
Un train à quelle heure
Des pirates des corsaires
Sans aucun repaire
Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir
Tu dois devenir
Tu dois devenir
I'm lost but I'm not stranded yet (bis)
 
Pourras-tu le faire
Pourras-tu le dire
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir
Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Egaré en chemin
Tu verras le pire
Pour trouver le sud
Sans perdre le nord
Après les certitudes
Au-delà des bords
I'm lost but I'm not stranded yet (bis)
Dans les yeux des femmes
Dans la marie-jeanne
Dans la techno-cité
Pour manipulés
Grand combat de chairs
Colline enflammée
Dans l'ombre où la lumière
Pôle halluciné
Pour courir ventre à terre
Brouillard et fumée
Consommer consumer
Recracher de l'air
Dans le dérisoir
Dans les accessoires
Dans le feu des possibles
Au coeur de la cible
Dans la schizophrénia
Dans la paranoïa
Un maniacopéra
Pharmacopérave
I'm lost but I'm not stranded yet (bis)
Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir
Encore une fois c'est la vie qui s'entête
Acharnée au delà des images qu'on reflète
Chacal, charogne, chaman, sachem
Magie noire ou blanche inscrite à la Sacem
Des poumons d'or
Belphégor
Ici, maintenant, à la vie, à la mort

N'oublie pas ton sourire pour ce soir si tu sors
Un jury t'attend n'injurie pas le sort
Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir
Encore une fois c'est la vie qui s'entête
Acharnée au delà des images qu'on reflète
Chacal, charogne, chaman, sachem
Magie noire ou blanche inscrite à la Sacem
Des poumons d'or
Belphégor
Ici, maintenant, à la vie, à la mort
N'oublie pas ton sourire pour ce soir si tu sors
Un jury t'attend n'injurie pas le sort
Entre les dérapages
Entre les lignes d'orages
Entre temps entre nous
Et entre chien et loup
Au maximum du voltage
A peine est passé le message
Au fil du rasoir
Dans les corridors
Sur les baies vitrées
Des insectes écrasés
Qui cherchaient de l'or
Dans les ministères
Dans les monastères
Dans les avalanches
Au bout de la planche
Des combats d'autorité
Des conflits d'intérêts
Des types ignifugés
Veulent ma fusée
Des désenchanteurs
Un train à quelle heure
Des pirates des corsaires
Sans aucun repaire
Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir
Tu dois devenir
Tu dois devenir
I'm lost but I'm not stranded yet (bis)

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La pérouse est en vacances ? je ne vois plus de flood dans le coin...


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In Frog We Trust - "Un bannissement c'est une tragédie. 1000, c'est une statistique !"

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- "La grenouille au fond d'un puits ne sait rien de la haute mer !" (Proverbe chinois)
- un grand merci à Dictateur pour ma signature

 

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