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La Pérouse

On parlait du Japon médiéval

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j'adoooooooore le japon (et les suhis)

 

un lien vers un livre intéressant sur l'histoire du japon : http://filemare.com/fr-fr/browse/82.229.173.56/epub/Ebooks/Georges%20Sansom%20-%20Histoire%20du%20Japon.epub


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In Frog We Trust - "Un bannissement c'est une tragédie. 1000, c'est une statistique !"

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- "La grenouille au fond d'un puits ne sait rien de la haute mer !" (Proverbe chinois)
- un grand merci à Dictateur pour ma signature

 

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j'en suis encore au début et sur l'influence de la Corée sur les seigneurs alors à l'ouest du Japon.


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du coup, je ne vais pas te dire qu'ils perdent la seconde guerre mondiale !


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@Apeyros,

 

Promis, je vais faire court ; et ça nous permettra de poursuivre la conversation.

Bon, je passe vite fait sur "katana" qui veut dire "arme". On n'est pas là pour chipoter, hein ? Toi même tu l'utilises quinze lignes plus bas dans ta démonstration en signifiant clairement un sabre courbe à un seul tranchant sans le préciser (mais on a tous compris). Restons donc avec le terme générique qui a l'avantage d'être universellement compris par tout le monde.

 

"Les duels au katana ne se font pas selon un code puisque le samurai n'existe que par le code. Le combat entre deux samurai est toujours selon le code". Oui, mais dit comme ça, on dirait soit un manga, soit la secte des "ma-vie-est-un-code". C'est comme dire : "la reproduction des pingouins ne se fait pas selon un rite puisque le pingouin n'existe que par le rite. La reproduction de deux pingouins est toujours un rite". Amusez-vous aussi chez vous avec ce genre de sentence, ça marche avec plein de choses : "Le montage d'un canapé Ikéa ne se fait pas selon un manuel puisque le canapé n'existe que par le manuel. Le montage d'un canapé Ikéa se fait toujours selon le manuel", etc.

 

Pour les armures nippones, tu es bien plus savant que je ne le serai jamais. Mais je n'ai pas dit qu'ils n'utilisaient pas le métal (d'ailleurs, le cuivre est un métal) ; j'ai dit que les premières armures classiques étaient en fer. L'évolution des techniques de combat ont peu à peu chassé le métal "lourd" du champ de bataille. Son retour est dû, un temps (qui n'a pas duré), à l'apparition de la poudre sur les champs de bataille. A partir du XVIIe siècle, les politiques shogunale et daimyale vont clairement dans le sens opposé à l'usage des armes à feu. Les très très très très rares armures lourdes métalliques ne servent dès lors que pour quelques duels, et encore, dans des règles définies à l'avance.

 

Pour ce qui est de Brunet et de son rôle dans la République éphémère d'Ozu, je suis d'accord avec toi. Ras le bol des films américains où le héros est sempiternellement un Américain qui a tout fait, tout vu, tout su (et encore pire, incarné par Tom Cruise). Je laisse le sujet ouvert, si tu en veux le développer, je serai heureux d'y participer. C'est un moment très intéressant de l'histoire du Japon et une expérience politique originale dans l'archipel.

 

Concernant le passage de Hasekura chez les Tropéziens, c'est un joli mélange de propagande et de naïveté qui en ressort. En 1615, le roi de France a 13 ans (bientôt 14) et ne se bat pas en première ligne. Pas plus que son père. Dire que les rois du Portugal et d'Espagne sont des rois "assis" me trouble aussi. On connaît l'opposition héréditaire entre les couronnes de France et d'Espagne et il est de bon ton de dégrader l'ennemi (et le roi du Portugal n'est plus qu'un pantin depuis l'Union ibérique en 1580). Ok, admettons qu'ils soient "assis", mais alors l'un y est contraint par le second qui, lui, commençant à avoir un héritage génétique de plus en plus défaillant, y serait contraint par la nature. Bref, propagande(belote). Quand on lui raconte Bouvines, on exagère aussi : dans les faits, à Bouvines, le roi de France est en armure lourde, sur un cheval caparaçonné, au milieu de ses chevaliers aussi en armures lourdes. Ces irrésistibles "tanks" médiévaux sont précédés par l'infanterie et encadrés, sur les deux ailes, par le reste de l'armée. Ca nous laisse un pragmatique monarque très à l'abri tout de même. Donc propagande (rebelote). J'avoue que je n'ai pas trop saisi l'histoire de la femme chevalier/onnabugeisha et de l'épée de Charlemagne, là. Pour Azincourt, les chevaliers français ont surtout attaqué d'impatience, comme des bons bourrins sûrs de leur supériorité, piétinant au passage leurs arablétriers gênois, fonçant comme des boeufs dans la boue. Les archers anglais se sont fait plaisir : aligner des morceaux pareils, un vrai bonheur. Une fois déchaussés et embourbés, ils avaient fière allure nos chevaliers, tiens. Donc propagande encore (et dix de der).

D'ailleurs, quand tu dis que "l'ambassadeur avait été touché par le fait que la France avait été la seule nation, enfin, le Royaume de France, à l'avoir considéré comme un ambassadeur et l'avait reçu avec respect et honneurs dûs à son rang et non comme un sous-homme tel qu'avec les espagnols, portugais et pire à Rome", je reste perplexe.

As-tu des sources ? Ce passage là m'intéresse beaucoup. Je crois savoir que Hasekura Tsunenaga a été bien reçu partout où il est passé, mais que les nations chrétiennes refusaient de signer des accords avec lui parce que son pays se déchristianisait.  Pareil, si tu as des sources pour "cette nation gaijin qui avait la politesse codifiée, l'éducation codifiée, la table était un art, la guerre également. La liste de similitudes et de parfaites oppositions a amené le Shōgun déclarer la France être la nation supérieure étrangère comme le Yamato était la nation supérieure en asie", ça m'intéresse aussi... L'art de la table française en 1615, ça me laisse pantois. Et la politesse ou l'éducation n'étaient pas l'apanage de la seule cour de France (enfin, du port de Saint-Tropez, je veux dire).

 

Enfin, je finis par un mea culpa : concernant le Hagakure, j'aurais dû me relire, je voulais parler du Bukesho (le Bushido des nobles, puisqu à l'origine le Bushido n'est que le code du combattant lambda). Je ne sais pas d'où je sors ce truc-là. Bizarre. :D


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A ce que j'ai lu récemment, le Bushido tel qu'on le connaît aujourd'hui n'existait pas dans le Japon médiéval. Ce serait un historien nationaliste, Nitobe Inazo, qui, s'inspirant de textes historiques, de récits épiques et de faits d'armes en réalité très rares des siècles précédents, aurait créé cette doctrine de toutes pièces en 1900.

 

Ce code d'honneur basé sur un passé héroïque largement fantasmé (en fait, exactement comme leurs homologues européens, les Samouraïs étaient assez pragmatiques et ne professaient aucun "code de chevalerie" particulier, ne dédaignant pas une bonne petite trahison de temps en temps) a tout de suite été repris, glorifié et amplifié dans le Japon moderne (à une époque où, en Europe aussi, on se passionnait pour l'époque médiévale, l'exaltation du passé servant à entretenir le nationalisme) et utilisé comme moyen d'endoctrinement par des régimes nippons de plus en plus militaristes et expansionnistes, jusqu'à la fin de la 2ème Guerre Mondiale... son influence se poursuivant au niveau des entreprises dans le Japon d'après-guerre.

 

En effet, Major, la vision du bushido tel qu'il est véhiculé aujourd'hui dans les esprits via le cinéma (notamment avec le génial Kurozawa), la littérature classique (la vie et l'oeuvre de Mishima résume à elle seul le postulat) ou romancée  (elle de Yoshikawa en est un bon exemple), voire sa nouvelle popularisation par les mangas, est biaisé par les sources utilisées. Et comme elles ramènent toutes au Japon impérial, qui a lui même puisé ses paradigmes sociétaux dans le creuset nationaliste, on ne peut pas tromper en citant ce bon vieux Nitobe.

 

Le bushido existait bien entendu auparavant - on ne crée pas des mythes fondateurs sans racines -, mais il était nettement plus pragmatique (comme le rappelle Apeyros) que la version que nous livre Nitobe. On a du mal à se rendre compte de l'impact de ses écrits, mais on peut, toutes proportions gardées, comparer "Bushido, l'Âme du Japon" de Nitobe au "Petit Livre Rouge" chinois. La société est pénétrée par la mystique samouraï, saisie dans son ensemble (comme dans toute bonne société autoritaire) par le sentiment de "destin impérieux" (la même mystique philosophique est véhiculée en Europe, pour ne pas dire instrumentalisée) du sujet japonais et le "destin impérial(iste)" de la nation japonaise. Un procédé intellectuel pratique vieux comme le monde, dirait-on aujourd'hui.

 

Le bushido impérial du XXe siècle est une réaction à l'influence occidentale, une forme de repli sur des valeurs nobles mais instrumentalisées, d'une part, naïvement par Nitobe  (il recherche vertu, force, introspection, valeurs morales et à faire la peinture d'une société civilisée,  riche de ses traditions aussi anciennes et nobles que celles des pays occidentaux) et, d'autre part, cyniquement par les militaristes et les impérialistes pour justifier la politique agressive japonaise, la supériorité de l'Etat guerrier, la destinée manifeste (encore une, tiens !) du Japon et le sens de l'Histoire du peuple élu et vertueux.

 

Nitobe, chrétien de foi et confucéen d'inspiration, voulait créer deux ponts : un entre le Japon ancien et le Japon moderne et un autre entre le Japon et l'Occident à travers son ouvrage. Le malheureux diplomate va voir l'essence de son œuvre lui échapper et son pays sombrer dans le militarisme et l'opposition au monde occidental. On connaît la suite, elle a été spoilée par Emouchet. Nitobe, idéaliste déçu, n'aura pas vu le heures sombres du XXe siècle : il est mort en 1933, année où le Japon quitte la SDN et où Hitler fonde le IIIe Reich.

 

Inazo_Nitobe.jpg

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DOUBLE POST!!!!!!

J'ai un gage ? (ouais, d'habitude un second post s'intègre automatiquement dans le précédent, bizarre)


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